Publié par : Lynda Dumais | 22 janvier 2012

Année du dragon d’eau

La voici arrivée, pleine de promesses … mais aussi d’anticipations. Que sera l’année du Dragon d’eau (du 23 janvier 2012 au 10 février 2013) ? Je me contenterai quant à moi à vous la souhaiter aussi dynamique et durable que l’est le dragon !

 

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Publié par : Lynda Dumais | 1 janvier 2012

新 年 好 ! 2012 sera la bonne …

En 2012, la Chine ne deviendra pas la première puissance planétaire. Cela vous rassure ? Mais avant de célébrer en ce premier jour de l’an nouveau, attendez un peu et regardez les chiffres … En 2010, les Chinois ont pris l’avant du peloton en termes de production manufacturière, de consommation d’énergie, de ventes d’automobiles et de brevets accordés à des nationaux. En 2014, ils déclasseront  nos voisins d’en dessous pour les ventes au détail et les importations. Et la liste se poursuit.

En quelle année, donc, la Chine dominera-t-elle réellement les États-Unis ? C’est la question que pose The Economist. La réponse dépend du secteur sous observation. En termes de PIB, se sera en 2018. En 2023, le pouvoir d’achat des consommateurs dépassera celui des Américains. Pour ce qui est des dépenses militaires, il faudra attendre 2025. Que ce passera-t-il après ?

J’entends déjà les pourfendeurs préparer leur discours-choc. Peut-être s’associeront-ils à ceux qui maintiennent que le réchauffement planétaire et les changements climatiques ne sont pas réels. Je préfère, quant à moi, faire partie du groupe qui, en 2012, contribueront à y voir plus clair. Qui sait, j’arriverai peut-être à percer dans un domaine où savoir dire « ni hao », maîtriser l’art du « ganbei », ou encore donner la carte d’affaire à deux mains sont devenus un peu futiles par rapport à la réflexion à faire et aux stratégies à élaborer. L’an 2012 sera peut-être celui où nous accepterons la réalité et commencerons à y travailler pour en sortir sinon gagnant, au moins debout.

En attendant, bonne année à tous ! 大家 新 年 好 !

Publié par : Lynda Dumais | 30 décembre 2011

7 milliards dont 19 % de Chinois

Quand je suis née, il y avait déjà 2 milliard sept cent vingt huit million huit cent quatre vingt deux mille six cent soixante et onze personnes (2 728 882 671). Très bientôt, tantôt je crois, nous serons 7 milliards. De quoi donner à réfléchir non ? Le nombre d’habitants sur la planète a plus que doublé depuis ma naissance …. C’est ce que nous apprend le site de la BBC qui, heureusement, fait le calcul pour nous.

La Chine, je n’apprends rien à personne, est le pays le plus peuplé de la planète. 1,35 milliards de personnes, c’est beaucoup de monde. L’État chinois rappelle que ce serait pire encore si la politique de l’enfant unique n’avait pas été instaurée dans les années 70. Mais, en contrepartie, la Chine est vieillissante. Qui sait ce qui est préférable ? En fait, cela dépend de qui en parle : les uns s’inquiètent pour la pression sur les ressources et le développement économique; les autres parlent de droits de l’homme à la procréation. Le problème c’est que les deux groupes ne se parlent pas …

Pour en savoir plus

Publié par : Lynda Dumais | 27 décembre 2011

10 raisons de s’inquiéter

Il y a de quoi s’inquiéter. Les prix, le chômage, l’accès aux soins de santé, la corruption gouvernementale, le financement des régimes de pensions, les frais d’éducation …. C’est ce que nous apprend étude publiée en décembre 2011 par l’Académie chinoise des sciences sociales (CASS).  Les données sont bien celles de la Chine et non du Québec ou de la Grèce. De quoi alimenter le discours des indignés d’un peu partout dans le monde

 

 

Pour en savoir plus : ChinaSmack, 26 décembre 2011

 

Publié par : Lynda Dumais | 25 décembre 2011

Noël ailleurs – 圣诞快乐

Il me semble que, où que l’on soit, on emporte toujours avec soi un peu de nous-mêmes et de nos traditions. Ce n’est pas là nier celles du pays où l’on se trouve mais plutôt se rappeler que, sans racines, nous n’aurions pas les ailes nécessaires à la transplantation. En Chine comme en Indonésie, je me suis amusée à faire des « arbres de Noël », à cuisiner des plats traditionnels québécois – y compris des ragouts de pattes de porc dans un pays musulman – et à emballer mes présents avec ce que je pouvais trouver.

Dans les années 80, la Chine du temps des fêtes était moins festive qu’elle ne l’est maintenant dans les grandes villes. À Tianjin, les objets rouges étaient faciles à trouver; rien de surprenant là. Ce n’était pas le cas des oranges (hors-saison) et du chocolat non cireux pour faire de petits cadeaux typiques (voir ci-dessous). Pour cela, il fallait faire de longues heures de train pour aller au Magasin de l’amitié à Beijing. Mais qu’à cela ne tienne. L’idée de fêter avec les amis, dans un environnement où le charbon grisonnais le paysage et le froid s’infiltrait par les fenêtres, en valait la peine.

Est-ce commercial ou la présence croissante des Occidentaux ? Comme l’essentiel de nos décorations de Noël sont maintenant produites en Chine, les Chinois y ont eux-mêmes pris goût. Comme nous, ils n’en ont à toutes fins pratique retenu que le sens de la lumière et du plaisir des yeux. Et c’est probablement tant mieux. Joyeux Noël, 圣诞快乐 (shèng dàn kuài lè) !

Pour en savoir plus sur ce que les Chinois aiment et n’aiment pas de Noël

Publié par : Lynda Dumais | 12 décembre 2011

Le Canada, terre d’immigration

Ils cherchent à quitter la Chine, que certains associent à un bateau en train de couler. Pour justifier leur départ de la mère-patrie, certains invoquent le contexte difficile et la corruption du régime et de ses représentants locaux. D’autres espèrent donner à leur enfants un environnement de meilleure qualité pour étudier et grandir. Près de la moitié des Chinois dont le patrimoine excède 10 millions de yuans (1,7 millions de yuans) envisageraient d’émigrer. Hong Kong constitue une destination de choix mais le Canada figure aussi en haut de la liste (Courrier international, 12 décembre 2011)

Mais si le Canada est « populaire », qu’en est-il du Québec ? Outre à Brossard, où vont ces investisseurs potentiels ? Investissement Québec et son équivalent à Montréal sont-ils toujours à l’affut de ces immigrants-investisseurs ? Comment sont-ils intégrés à notre société ? À l’heure où les échecs d’intégration font la manchette, ne pourrions-nous pas entendre parler des succès en la matière ? On en sait pas beaucoup sur le sujet. Si la langue française représente un défi insurmontable pour des dirigeants de la Caisse de dépôt et de la Banque nationale, il est facile de s’imaginer ce qu’il en est pour un Chinois ayant possiblement fait fortune dans l’import-export et peut-être moins éduqué qu’eux. Tout un défi pour les gouvernements et un questionnement pour les citoyens.

Publié par : Lynda Dumais | 11 décembre 2011

Téléphone (rouge)

Mes proches le savent : je n’aime pas le téléphone. En contexte chinois, cela pourrait vouloir dire que je ne souhaite pas « rendre manifeste la volonté d’établir ou de maintenir une relation avec autrui ». Mais bon, je ne suis pas chinoise … La définition du téléphone comme « support d’actions expressives individuelles » (Hua et Thireau, 2005, p. 72) est néanmoins intéressante.

« J’ai quitté mon village pour aller travailler près de Canton il y a un peu plus d’un an. Mes parents ont fait installer une ligne de téléphone juste après mon départ. En général au village, on utilise le téléphone public d’un petit commerce quand on a besoin de passer un appel. On peut aussi recevoir des communications en payant un yuan [0,16 $] par appel reçu, car le commerce doit envoyer quelqu’un nous prévenir. Ce commerce est tout près de chez nous, alors avoir un téléphone fixe à la maison, ce n’était pas vraiment nécessaire. L’abonnement coûte 26 yuans [4,33 $] par mois, et en quatorze mois, j’ai téléphoné six fois à la maison. En plus, il n’y a pratiquement personne d’autre qui appelle mes parents. Mais, même si c’était une dépense importante, mes parents ont absolument voulu avoir le téléphone à la maison. Pour eux, c’était une façon de montrer combien ils tenaient à moi, une façon de se dire que je restais proche d’eux même si je partais seule dans une région inconnue. Ma mère m’a dit un jour que le téléphone, c’était un peu moi. Au moment du Nouvel An, je n’ai pas pu rentrer à la maison, et c’est devant le téléphone que mes parents ont planté des bâtons d’encens et demander aux dieux de me protéger. Moi, ça me rassure aussi, même si je ne téléphone pas souvent, je ne suis pas vraiment seule, je me sens plus forte, je suis pas une ouvrière migrante complètement isolée, et je ne suis pas mauvaise fille non plus, car sinon mes parents ne feraient pas ce sacrifice » (Hua et Thireau, 2005, p. 71)

Hua et Thireau (2005). Liens personnels, expressions, repères d’identification : actions expressives et nouveaux supports de communication en Chine. La Découverte | Réseaux, 5(133), 69-100.
Publié par : Lynda Dumais | 3 décembre 2011

Piscines

Trouver une piscine extérieure à Beijing ou à Shanghai, où il fait 30 degrés et plus à compter de mai, n’est pas chose facile. Pour les Chinois, cela ne semble pas poser problème. Bien avant que nous commencions à dénoncer les bains de soleil, ils se méfiaient des rayons ardents. Les Chinois, où qu’ils soient dans le monde, cherchent l’ombre. Les beaux parapluies roses ou turquoises bordés de dentelle, lesquels se vendent partout l’été venu, sont en fait des ombrelles pour les temps modernes.

Je reviens à mes piscines … Donc, peu de piscines extérieures publiques et dans les hôtels. Alors où aller quand il fait chaud ? Eh bien maintenant, il y a une nouvelle attraction : une piscine à vagues, aménagée dans l’ancien cube aquatique des Jeux olympiques de 2008. Le Beijing Happy Magic Watercube Waterpark peut accueillir plus de 2 500 baigneurs, pour de 150 à 200 yuans (25 à 33 $). La tarification, comme d’ailleurs celle qui s’applique à plusieurs buffets dans les hôtels, est particulière à la Chine : les enfants de moins 1,2 mètres entrent gratuitement; les enfants mesurant entre 1,2 et 1,4 mètres bénéficient d’une réduction; les enfants mesurant plus de 1,4 mètres paient le plein prix. À ce prix là, les gens doivent apporter leur lunch et rester toute la journée …

Le parc aquatique représente peut-être une bonne idée pour ceux qui se demandent quoi faire avec nos installations olympiques de 1976. À défaut de méduses et de bulle flottantes, nous pourrions proposer des ressources locales, par exemple des flocons de neige et des homards. Pour la tarification, je conserverais l’âge comme critère de base. À 60 ans, même si je mesure plus 1,4 mètres, je pourrais au moins commencer à bénéficier d’une réduction.

Publié par : Lynda Dumais | 30 novembre 2011

Tourisme chinois à nos portes

Vers 2020, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) prévoit que plus de 100 millions de Chinois voyageront à l’étranger. Thoughtful China propose des entretiens avec des spécialistes de l’industrie pour aider les pays d’accueil à recevoir ces visiteurs.

En résumé, quelques conseils … adaptés à la sauce québécoise.

  1. Faire la différence entre un Chinois et un Japonais. Apprendre à dire bonjour (ni hao)
  2. Faciliter l’accès aux commerces vendant des produits de luxe. Dans la mesure du possible, éviter les Dolloramas
  3. Servir de la nourriture chaude à tous les repas. Les sandwich froids, même servis avec du thé, ne sont pas appréciés. Choisir des restos où nos visiteurs ne perdront pas la face à essayer de couper un steak de deux pouces d’épais
  4. Des plats de nouilles au menu des hôtels. Cela complètera le coté « international » de leur offre, déjà pourvue de sushi, de spaghetti, de hamburger et de tacos
  5. De l’information en chinois (sur le net et papier) pour les hôtels et les attractions touristiques. Cela représente un investissement pour le futur
Publié par : Lynda Dumais | 25 novembre 2011

Silence ! Je réfléchis …

Heureuse d’apprendre que le milieu universitaire s’interroge enfin sur la pertinence et les défis de la participation en classe à tout prix. Il y a quelques années, une école d’administration de renom attribuait 25 % de la note finale de ses étudiants MBA (cohorte anglophone) au fait de « participer en classe ». Participer signifiait « s’exprimer verbalement ».

Naturellement, Nord-Américains et Européens, dont la langue première était l’anglais, étaient favorisés. D’ailleurs, hors de l’enceinte universitaire plusieurs de ces jeunes trentenaires avaient aussi des opinions sur tout (et parfois sur rien) et cherchaient à les communiquer au maximum de public. Aujourd’hui, les réseaux sociaux en ligne et Twitter, satisfont en partie à cette quête d’expression.

D’autres étudiants, dont les Chinois, étaient défavorisés. Outre le défi associé à s’exprimer dans une langue seconde, ces derniers n’ont pas l’habitude de « prendre le plancher » comme nous l’avons. La culture de l’humilité et la peur de perdre la face sont d’autre facteurs à prendre en compte pour un Chinois.

Et puis, il y avait ces silences qui nous pèsent tant à nous. Nous remplissons les espaces de communication, comme nos peintres saturent les toiles de couleur. Les vides et les silences nous dérangent un peu. Si nous prenions seulement conscience que se taire donne le temps de réfléchir une peu, notamment pour proposer un discours plus utiles à la conversation en cour.

Le beau côté d’un blog, c’est que personne n’est condamné à écouter ….

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